|
Histoire
d'une vie |
|
|
Un foyer d'amour: Louis et Zélie Martin Les écrits qui suivent sur l'histoire de ces époux sont des extraits tirés de la Revue: Thérèse de Lisieux (juillet et août 2008) No 890. |
|
La Rencontre Au moment de leur mariage, Louis Martin a 35 ans, Zélie Guérin a 27 ans. La première rencontre a eu lieu sur un pont, le Pont-St-Léonard à Alençon. Zélie perçoit une parole intérieur : «C'est celui-là que j'ai préparé pour toi!» Pour Louis, c'est sa mère qui a eu l'intuition d'avoir trouvé la femme de sa vie dans la jeune dentellière qu'elle fréquente à l'École du Point d'Alençon. Un mariage discret Ils unissent leur destiné le 13 juillet 1858, à minuit, dans l'intimité, en l'église Notre-Dame-d'Alençon. L'abbé Hurel reçoit leurs consentements et bénit leur mariage. |
|
Ils ont en commun Des grands parents militaires issus de la campagne Normande. Un tempérament fort qui marquera Thérèse «Je veux t'aimer comme un petit enfant je veux lutter comme un guerrier vaillant» Thérèse, PN36. Un amour de la nature: « Je me rappelle les promenades du dimanche où toujours Maman nous accompagnait... les champs de blé émaillés de bluets et de fleurs champêtres.» Thérèse, Ms A, 11vo et de son créateur «Le bon Dieu est le Maître... jamais son secours et sa grâce ne nous ferons défaut.» Zélie, 1871. |
|
|
Un
amour de son Créateur: |
|
|
Un
coeur aimant d'époux et
d'épouse: «Ton mari et vraiment ami qui t'aime pour la vie.» Louis 1863 |
Un
coeur paternel et maternel |
|
|
|
L'artisanat Zélie confie son avenir à la Sainte Vierge. Le 8 décembre 1851, après une neuvaine à l'Immaculée Conception, elle entend une voix intérieur qui lui dit: «Fais faire du Point d'Alençon.» En 1853, elle installe son atelier chez ses parents qu 36 rue Saint-Blaise. Louis achète une maison au 15 rue du Pont-Neuf où il installe son horlogerie-bijouterie. Le dimanche, le magasin reste obstinément fermé, en dépit de tous les conseils et sollicitations: c'est le Jour du Seigneur. |
|
Ces époux ont un but dans leur vie |
|
|
|
|
«Soyez saint comme votre Père céleste est saint» |
|
|
Élevés dans des familles profondément chrétiennes, " le Christ est leur amour", comme dira Thérèse plus tard pour elle-même. Au point que Louis veut se faire religieux chez les frères du Grand St-Bernard et Zélie voudrait se dévouer au service des malades chez les Soeurs. Mais là n'est pas leur vocation, ils sont faits pour le mariage, c'est-à-dire pour devenir des saints dans leur état d'époux et de parents. Les Martin en renonçant à leur désir de vie consacrée, ne renoncent nullement à leur profonde relation avec Dieu. Ils nourrissent cette vie de foi par la messe quotidienne aux aurores, par des temps de prière familiaux et personnels, retraites, pèlerinages et lectures afin de découvrir la source du bonheur et de l'unité de leur famille. Ce désir de Dieu, Louis et Zélie le prennent au sérieux, pour eux-mêmes et pour ceux dont ils ont la charge. Ils savent que la vie sur terre n'est qu'un passage, que "tout passe" et que leur bonheur infini est dans le Ciel. Les enfants sont à leurs yeux un cadeau de Dieu qui ne leur appartient pas. Zélie
manifeste son souci de la préparation à la grande Rencontre pour tous:
elle prie pour des personnes qui lui sont confiées, pense au salut de
chacun. La sainteté c'est la porte d'entrée au Ciel. |
|
Les époux Martin: Zélie et Louis Bien différent l'un de l'autre, Louis et Zélie forment un couple uni dans la complémentarité. Physiquement
Zélie est plutôt menu et Louis est grand et costaud. Pour le
tempérament, Céline écrit: « Notre mère était aussi fine que
vive et intelligente. Elle était l'activité en personne, toujours
occupée à sa dentelle, à son ménage, à ses enfants, à sa
correspondance». «Elle pratiquait constamment l'oubli de soi». Chez tous deux on remarque une force pour surmonter les difficultés et un courage qui tient parfois la famille dans l'inquiétude, quand Louis, par exemple tarde à rentrer s'est-il arrêté pour séparer des gens qui se bagarrent ou pour porter secours à un voyageur... dira Céline. Ils se portent respect et s'entraident mutuellement. Ils ont une vie de foi, vécue dans l'humilité et l'humour. À la maison règne la devise de saint Ignace: "Tout pour la plus grande gloire de Dieu". Toutes les réalités sont vécues pour et avec le Seigneur. Prière, pèlerinages, retraites annuelles, lectures spirituelles fondent leur activité et leur ouverture aux autres. Les oeuvres missionnaires ont une grande place. Ce sont "des modèles fonciers de vie paroissiale" souligne Céline. |
|
Une
famille nombreuse |
|
|
|
Photo tirée de la revue Thérèse de Lisieux (juillet et août 2008) No 890.
La vie de famille L'amour mutuel de Louis et Zélie crée l'atmosphère favorable à l'épanouissement des enfants. La vie, dans la maison d'Alençon, s'organise au rythme des naissances, avec l'entraide des époux, le quotidien des enfants et de la bonne, l'école des aînées et l'atelier du Point d'Alençon.
«L'union était remarquable dans cette famille, soit entre les époux, soit entre les parents et les enfants." Abbé Dumaine, vicaire à Notre-Dame d'Alençon Thérèse
a bien décrit combien l'atmosphère familiale était chaleureuse et
joyeuse dans la famille par le billait de cette pensée: " Le bon
Dieu s'est plu à m'entourer d'amour, mes premiers souvenirs sont
empreints des sourires et des caresses les plus tendres!"
Une grande affection lie les enfants entre eux comme en témoigne cette lettre de Marie, 13 ans, malade, à sa soeur Pauline en pension: «J'attends avec impatience tes vacances, je me réjouis tant de te revoir, si tu savais!» Les Martin connaissent les difficultés des parents qui travaillent tout en élevant leurs enfants. Des événements difficiles viennent assombrir leur vie au quotidienne: l'absence des petits mis en nourrice, les maladies enfantines, la mort de quatre enfants en bas âge, l'éloignement des filles en pension, la guerre qui oblige Zélie à loger neufs soldats allemands dont un plus triste que les autres à qui elle prodigue une attention et des douceurs discrètement. Ils vivent toutes les réalités familiales, les petites chamailles, le partage des corvées, l'éducation des enfants tout en exerçant une autorité qui ne laissent passer aucune faute mais en veillant à maintenir un climat de tendresse et de confiance. Zélie écrivait: «Marie a encore la croix d'excellence ce trimestre-ci. Je suis bien privée de mes deux aînées. Vous ne pouvez pas imaginer ce qu'il m'en coûte de les éloigner de moi, mais il faut savoir faire des sacrifices pour leur bonheur.»
|
Foi
et confiance en Dieu Dans toutes leurs épreuves, Dieu est le Maître et aussi le Père qui veille sur ses enfants. Leur élan spontané est de tout remettre entre Ses mains, ce qui n'enlève rien à la part humaine qui est de faire tout ce qui est en leur pouvoir.
|