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BÉATIFICATION DES ÉPOUX MARTIN |
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Date
de l'événement |
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À
LA MAIRIE -
À LA VEILLE Nous apercevons sur cette photo Mgr Bernard Lagoutte, recteur de la Basilique de Sainte-Thérèse, remerciant l'auditoire, samedi matin à la Mairie. Tout à droite, le petit Pietro, l'enfant miraculé. |
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publiait le 20 octobre 2008 l'événement proclamant les parents de sainte Thérèse, Louis et Zélie Martin bienheureux, à la basilique de Lisieux où près de 12,000 fidèles étaient présents. On comptait parmi eux des cardinaux, archevêques, évêques, prêtres et des pèlerins venant de France, d'italie, de Belgique, du Canada et bien d'autres encore pour entendre de la voix même du cardinal José Saraiva Martins, Légat de S.S. le Pape Benoît XVI, préfet émérite de la Congrégation pour les Causes des Saints, la bonne nouvelle leur béatification. (pour d'autres détails ou photos de l'événement consulter le site WWW.ouest-france.fr) |
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L'arrivée du cardinal José Saraiva Martins, légat de S.S. le Pape Benoît XVI, préfet émérite de la Congrégation pour les Causes des Saints. Précédait son arrivée des cardinaux, archevêques, évêques, prêtres d'ici et d'ailleurs.
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À l'extérieur de la basilique de Lisieux plus de 8,000 fidèle suivent la cérémonie de la béatification des époux Martin sur deux écrans géants. L'enthousiasme et la ferveur de la foule sont au rendez-vous.
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Déroulement de la cérémonie Basilique
Sainte Thérèse de Lisieux, 19
octobre 2008 Ouverture de la cérémonie Cette cérémonie était empreinte de ferveur, de joie et de chants invitant à reconnaître la sainteté de couple époux et parents. L'ouverture de cette cérémonie débute par un chant de louange. Le cardinal ouvre la célébration. Il poursuit en introduisant la célébration et l'acte pénitentielle par cette prière qui exprime bien la vocation missionnaire de ce couple. Frères
et soeurs , La béatification d'un couple qui a vécu pleinement le souci missionnaire de l'Église à la suite du Christ, éclaire d'une manière forte cette Journée Mondiale des Missions! Leur exemple a été suivi par leur dernière fille, Thérèse la Patronne des Missions qui, ici au Carmel de Lisieux, écrivait:«Je voudrais éclairer les âmes comme les prophètes, les docteurs, j'ai la vocation d'être apôtre. Je voudrais parcourir la terre, prêcher ton nom et planter sur le sot infidèle ta Croix glorieuse. Mais une seule mission ne me suffirait pas: je voudrais en même temps annoncer l'évangile dans les cinq parties du monde jusqu'aux îles les plus reculées... Je voudrais être missionnaire pas seulement pour quelques années, mais je voudrais l'avoir été depuis la création du monde et l'être jusqu'à la consommation des siècles.» Seule l'Église sainte est vraiment missionnaire. Pour cela, implorons la miséricorde de Dieu. Le cardinal introduit le rite pénitentiel. Après le chant du Kyrie eleison commence le Le rite de la béatification Mgr Pierre Pican, Évêque de Bayeux et Lisieux, Mgr Jean-Claude Boulanger, Évêque de Séez, et le Vice Postulateur s'approchent du siège du Cardinal et demandent qu'on procède à la béatification des Vénérables Serviteurs de Dieu. Profil biographique et formule de béatification Après
la lecture du profil biographique des Vénérables Serviteurs de Dieu,
Louis Martin et Zélie Guérin, époux et parents, le cardinal José Saraiva Martins,
légat de S.S. le Pape Benoît XVI, préfet émérite de la
Congrégation pour les Causes des Saints donne lecture de la Lettre
Apostolique avec laquelle le Saint Père inscrit dans le Livre des
Bienheureux les Vénérables Serviteurs de Dieu et lit solennellement la
Formule de Béatification. Dévoilement de l'image des nouveaux Bienheureux L'assemblée entonne avec ardeur l'Amen et l'Alléluia d'action de grâce. L'orgue joue et les cloches de la Basilique sonnent à toute volée lorsqu'on découvre et présente l'image des nouveaux Bienheureux. Procession des reliques des nouveaux Bienheureux La
Châsse contenant les Reliques des nouveaux Bienheureux est portée en
procession. Elle part de la Crypte de la Basilique, passe par
l'esplanade et entre solennellement dans la basilique. Elle est portée
par des couples avec leurs enfants. Des chants en l'honneur des saints,
accompagnent cette procession. Procession sur le parvis de la Basilique À la fin de la messe, les prêtres, évêques et le Cardinal-légat se rendent en procession sur le parvis de la Basiique. Pour voir en direct la retransmission complète de cette cérémonie consulter le site interne: www.kto.com télévision catholique à la rubrique «Coup de coeur».
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L'enfant
miraculé Pietro Schiliro Pietro souffrait d'une grande insuffisance respiratoire à sa naissance, en mai 2002. Les prières de ses parents aux parents Martin l'ont sauvé miraculeusement. C'est Pietro et ses parents, Valter et Adèle, qui ont dévoilé le reliquaire des époux Martin durant la cérémonie. Ce fut un moment fort d'émotion et de grande espérance pour bien des pèlerins qui voient en ce couple, ces saints de l'ordinaire, une invitation à renouer avec les valeurs familiales, comme un idéal d'existence. |
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Mme
Christine Boutin Mme Boutin disait: « Les familles ont, avec le couple Martin, un véritable modèle.» Elle mentionnait de plus, que Zélie et Louis Martin sont un «clin d'oeil de l'Église envers notre société qui souligne l'importance du couple, du mariage et de la famille.» |
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Procession
sur le parvis de la Basilique À la fin de la messe, les prêtres, évêques et le Cardinal-légat se rendent en procession sur le parvis de la Basiique et on y dépose le Reliquaire pour permettre aux fidèles de s'y recueillir. |
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Profil biographique des époux Martin
Louis
Martin Louis-Joseph-Aloys-Stanislas Martin est né à Bordeaux le 22 août 1823. Il est le troisième enfant de Pierre-François Martin, capitaine de l’armée, et de Marie-Anne Fanny Boureau, grands chrétiens à la foi vive. Sa première formation est liée à la vie militaire de son père. Entre trois ans et demi et sept ans, à Strasbourg, il fait partie des Enfants de Troupe, bénéficiant des avantages et des facilités accordées aux enfants des militaires. En 1831 la famille Martin vient s’établir à Alençon. Louis perfectionne sa formation humaine et chrétienne auprès des Frères des écoles chrétiennes de la ville. Au terme de ses études, malgré l’exemple d’un père qui avait été un vaillant officier, Louis ne s’oriente pas vers la carrière militaire mais il choisit le métier d’horloger. Homme de foi et de prière, il sent le désir du sacerdoce. Ce désir le mène dans les Alpes suisses chez les Chanoines Réguliers de la Congrégation Hospitalière du Grand St-Bernard pour connaître la vie des religieux. Deux ans après, en 1845, il revient avec l’intention d’entrer dans cet Ordre, mais il n’y est pas admis parce qu’il ne connaît pas le latin. Il essaye de l’apprendre, mais finalement il y renonce. Passionné d’horlogerie, après avoir terminé des études à Rennes et à Strasbourg, il s’établit comme horloger – bijoutier à Alençon. Habile dans son métier, il a des amis et connaissances avec lesquels il aime pêcher et jouer au billard. Il est apprécié pour ses qualités peu commune et sa distinction naturelle. Louis est le modèle parfait du patriarche tel que le dépeint l’Écriture : juste, droit, aimant Dieu et le servant sans détour. Zélie Marie Guérin, est né le 23 décembre 1831, à Gandelain, près de St-Denis-sur-Sarthon dans l’Orne. Elle est la fille de Isidore Guérin, militaire, et de son épouse Louise-Jeanne Macé. Cette famille qui a connu les persécutions des jacobins et a gardé pendant les années de la Révolution une profonde foi catholique. Ils auront trois enfants : Marie-Louise, future sœur visitandine, née en 1829, Zélie, et Isidore, né en 1841. Pour les parents de Zélie la vie a été dure et leur caractère s’en ressent : ils sont rudes, autoritaires et exigeants. Dotée d’une foi solide, la famille vie cependant dans une certaine atmosphère de rigorisme, de contraintes et de scrupules. Intelligente et communicative par nature, la petite Zélie va trouver dans sa sœur aînée une vraie soeur d’âme et presque une seconde mère. Lorsque le père prend sa retraite, en 1844, la famille s’établit à Alençon, rue St-Blaise. Zélie est inscrite chez les Sœurs de l’Adoration Perpétuelle. Passée l’adolescence, vers 18-19 ans, Zélie manifeste le désir d’être religieuse et prend contact avec les Filles de la Charité, de saint Vincent de Paul. Mais après un entretien avec la Supérieur des sœur de l’hôpital d'Alençon, elle demande des lumières pour son avenir et le 8 décembre 1851, après une neuvaine l’Immaculée Conception, elle entend ses mots : Fais du point d’Alençon. Chez les Sœurs de l’Adoration Perpétuelle, Zélie avait appris les premiers rudiments de la fabrication du point d’Alençon, et pour se perfectionner dans ce travail, elle s’inscrit à l’École dentellière de la ville. Soutenue par la foi, Zélie entame, avec l’aide de sa sœur, son entreprise et déjà, dès 1853, elle est connue comme fabricante du point d’Alençon. Zélie est une femme vive, pétillante et spontanée. Un jour en se promenant sur le pont Saint Léonard, Zélie rencontre un jeune homme dont la dignité et la discrétion l’impressionnent fortement. Elle perçoit une parole intérieure : «C’est lui que j’ai préparé pour toi». Trois mois après la première rencontre il célèbre leur mariage le 13 juillet 1858 dans l’église Notre Dame. La famille Martin est laborieuse, attentive au prochain, généreuse avec les pauvres, fidèle à la vie et à l’enseignement de l’Église. Ils prennent une part active à l’action catholique de leur temps, en vivant comme laïque la spiritualité chrétienne dans l’activité professionnelle et en donnant un sublime exemple d’amour réciproque dans le mariage et dans la famille. Éducateurs chrétiens, les parents Martin sont attentifs à la prière en famille et à la fréquentation quotidienne de l’Eucharistie. La Vierge Marie tient une place et un rôle particulier pour tous les membres de la famille Martin. Ils se distinguent dans le service des pauvres fait avec amour. Ils donnent généreusement aux œuvres missionnaires. Ils transmettront cet intérêt pour les missions à leurs filles et autour d’eux. Leur union, bénit par le Seigneur, va donner naissance à neuf enfants dont la dernière est sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, Patronne des Missions et Docteur de l’Église. Ils perdront quatre enfants en bas âges, mais ni les deuils ni les épreuves n’affaibliront leur foi fortement ancrée dans les principes de l’Évangile. Après une longue maladie, un cancer du sein, Zélie meurt à Alençon le 28 août 1877. Pour Louis, la mort de son épouse est une épreuve très dure. Désormais il lui faut s’occuper du bonheur de ces cinq filles. Lorsqu’il comprend leur désir de venir s’établir à Lisieux près d’Isidore Guérin, frère de Zélie et de sa famille, Louis Martin n’hésite pas et au mois de novembre 1877, il quitte Alençon en laissant parents, amis et relations. À Lisieux, aux Buissonnets, la vie continue dans un climat de sérénité, de discrétion et de joyeuse austérité. Parmi beaucoup de choses qui peuvent être racontées rappelons avec quelle foi, Louis consentira à offrir toutes ses filles au Seigneur. Le 10 janvier 1889, peu après la prise d’habit de Thérèse, le patriarche, comme il est affectueusement appelé par ses intimes voit sa santé déjà chancelante se détériorer jusqu’à rendre nécessaire son hospitalisation au Bon Sauveur de Caen. Cette humiliation devient plus grande lorsque deux hommes de loi lui font signer le renoncement de l’administration de ses biens. En mai 1892, alors que la paralysie frappe ses jambes Louis rentre à Lisieux. Il sera soigné par Céline, Léonie et la famille Guérin. Communiquer avec les autres est toujours plus difficile et lorsque il peut s’exprimer c’est pour dire : «Au revoir, au ciel» à ses filles carmélites lors de sa dernière visite au parloir. Le 29 juillet 1894, après avoir connu l’humiliation de la maladie, une artériosclérose cérébrale, Louis meurt au château de La Musse, propriété de son beau-frère Isodore Guérin, commune de Saint-Sébastien-de-Morsent, près d’Evreux. |
à venir...
La description du Reliquaire. Qu'est-ce que nous raconte chaque facette du Reliquaire dans la vie des époux Martin.