BÉATIFICATION DES ÉPOUX MARTIN

 

Sommaire

Date de l'événement
prière d'intersession des époux martin
reportage de l'événement (tiré du journal ouest-france)
Déroulement de la Cérémonie

Pietro l'enfant miraculé
Homélie de son Éminence

 

Dimanche, le  19 octobre 2008, avait lieu la Béatification de Louis et Zélie Martin – parents de sainte Thérèse. Une messe Pontificale a été présidée par le Cardinal José Saraiva Martins, Légat de S.S. le Pape Benoît XVI – Préfet émérite de la Congrégation pour les Causes des Saints à la Basilique Sainte-Thérèse de Lisieux à Lisieux.  




Un foyer d'amour

Cliquez sur l'image
pour lire sur l'histoire de la vie des parents de Ste-Thérèse  


PRIÈRE DES BIENHEUREUX
LOUIS ET ZÉLIE MARTIN
 

Vous pouvez leur adresser votre intention de prière afin qu'ils intercèdent auprès du Père pour recevoir la grâce de votre demande.

Dieu d’éternel amour, 
tu nous donnes dans les bienheureux époux Louis et Zélie Martin, 
un exemple de sainteté vécue dans le mariage.
Ils ont gardé la foi et l'espérance
 
au milieu des devoirs et des difficultés de la vie.
Ils ont élevé leurs enfants
pour qu'ils deviennent des saints.
Puissent leur prière et leur exemple
soutenir les familles dans leur vie chrétienne
 
Si telle est Ta volonté,
 
daigne m'accorder la grâce 
que je te demande maintenant
à travers leur intercession,
et les inscrire au nombre des saints de ton Église.
Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.
Amen!

 

À LA MAIRIE  -  À LA VEILLE 
DE LA BÉATIFICATION DES ÉPOUX MARTIN


Photo de Jean-Yves Desfoux

Nous apercevons sur cette photo Mgr Bernard Lagoutte, recteur de la Basilique de Sainte-Thérèse, remerciant l'auditoire, samedi matin à la Mairie. Tout à droite, le petit Pietro, l'enfant miraculé.

 

 

Le journal OUEst-france

publiait le 20 octobre 2008 l'événement proclamant les parents de sainte Thérèse, Louis et Zélie Martin bienheureux, à la basilique de Lisieux où près de 12,000 fidèles étaient présents. On comptait parmi eux des cardinaux, archevêques, évêques, prêtres et des pèlerins venant de France, d'italie, de Belgique, du Canada et bien d'autres encore pour entendre de la voix même du cardinal José Saraiva Martins, Légat de S.S. le Pape Benoît XVI,  préfet émérite de la Congrégation pour les Causes des Saints,  la bonne nouvelle leur béatification. (pour d'autres détails ou photos de l'événement consulter le site WWW.ouest-france.fr)



Photo de Jean-Yves Desfoux

L'arrivée du cardinal José Saraiva Martins, légat de S.S. le Pape Benoît XVI,  préfet émérite de la Congrégation pour les Causes des Saints.

Précédait son arrivée des cardinaux, archevêques, évêques, prêtres d'ici et d'ailleurs.


Photo de Jean-Yves Desfoux

À l'extérieur de la basilique de Lisieux plus de 8,000 fidèle suivent la cérémonie de la béatification des époux Martin sur deux écrans géants. L'enthousiasme et la ferveur de la foule sont au rendez-vous.


Photo de Jean-Yves Desfoux

 

Déroulement de la cérémonie
DE LA BÉATIFICATION DES ÉPOUX MARTIN

Basilique Sainte Thérèse de Lisieux, 19 octobre 2008
XXIX Dimanche du Temps Ordinaire
Journée Mondiale des Missions

Ouverture de la cérémonie

Cette cérémonie était empreinte de ferveur, de joie et de chants invitant à reconnaître la sainteté de couple époux et parents. L'ouverture de cette cérémonie débute par un chant de louange. Le cardinal ouvre la célébration. Il poursuit en introduisant la célébration et l'acte pénitentielle par cette prière qui exprime bien la vocation missionnaire de ce couple.

Frères et soeurs ,
même des nos jours, 
Dieu suscite de nouveaux modèles de sainteté 
et parmi ceux-ci les époux et parents Louis Martin et Zélie Guérin, 
que le Saint Père va déclarer aujourd'hui Bienheureux.

La béatification d'un couple qui a vécu pleinement le souci missionnaire de l'Église à la suite du Christ, éclaire d'une manière forte cette Journée Mondiale des Missions! Leur exemple a été suivi par leur dernière fille, Thérèse la Patronne des Missions qui, ici au Carmel de Lisieux, écrivait:«Je voudrais éclairer les âmes comme les prophètes, les docteurs, j'ai la vocation d'être apôtre. Je voudrais parcourir la terre, prêcher ton nom et planter sur le sot infidèle ta Croix glorieuse. Mais une seule mission ne me suffirait pas: je voudrais en même temps annoncer l'évangile dans les cinq parties du monde jusqu'aux îles les plus reculées... Je voudrais être missionnaire pas seulement pour quelques années, mais je voudrais l'avoir été depuis la création du monde et l'être jusqu'à la consommation des siècles.»

Seule l'Église sainte est vraiment missionnaire. Pour cela, implorons la miséricorde de Dieu.  Le cardinal introduit le rite pénitentiel. Après le chant du Kyrie eleison commence le

Le rite de la béatification

Mgr Pierre Pican, Évêque de Bayeux et Lisieux, Mgr Jean-Claude Boulanger, Évêque de Séez, et le Vice Postulateur s'approchent du siège du Cardinal et demandent qu'on procède à la béatification des Vénérables Serviteurs de Dieu.

Profil biographique et formule de béatification

Après la lecture du profil biographique des Vénérables Serviteurs de Dieu, Louis Martin et Zélie Guérin, époux et parents, le cardinal José Saraiva Martins, légat de S.S. le Pape Benoît XVI,  préfet émérite de la Congrégation pour les Causes des Saints donne lecture de la Lettre Apostolique avec laquelle le Saint Père inscrit dans le Livre des Bienheureux les Vénérables Serviteurs de Dieu et lit solennellement la Formule de Béatification.

Dévoilement de l'image des nouveaux Bienheureux

L'assemblée entonne avec ardeur l'Amen et l'Alléluia d'action de grâce. L'orgue joue et les cloches de la Basilique sonnent à toute volée lorsqu'on découvre et présente l'image des nouveaux Bienheureux.

Procession des reliques des nouveaux Bienheureux

La Châsse contenant les Reliques des nouveaux Bienheureux est portée en procession. Elle part de la Crypte de la Basilique, passe par l'esplanade et entre solennellement dans la basilique. Elle est portée par des couples avec leurs enfants. Des chants en l'honneur des saints, accompagnent cette procession. 
Un chant dont les paroles et la musique ont été écrites par P. Patrick Lemoine a particulièrement attiré mon attention. Il relate une pensée de Thérèse à l'égard de ses parents, Lt 261, pour le refrain  «Le bon Dieu m'a donné un père et une mère plus dignes du Ciel que de la terre» et les couplets mettent en lumière les grandes lignes de leur vie de famille, de foi, de sainteté, d'amour charitable, de leur regard éternel du Visage du Dieu Amour en terminant sous leur regard, dans la gloire qu'ils prient pour nous.

On dépose la Châsse aux pieds de l'Autel (cliquez ici pour voir les photos du reliquaire). Les évêques des diocèses de Bayeux-Lisieux et de Séez remercient le Saint Père de cette béatification:

L'église de Dieu qui est à Bayeux et Lisieux, ainsi que celle de Séez, sont dans la joie et l'allégresse. Elles font monter leur chant d'action de grâce au Seigneur, source de toute sainteté qui, à travers le Successeur des Apôtres a voulu nous donner comme modèle les Bienheureux époux Louis et Zélie Martin.

Les Évêques et le Vice-Postulateur échangent une accolade  avec le Cardinal. Le Gloria in excelsis Deo est entonné et la messe se poursuit comme à l'ordinaire. 

Procession sur le parvis de la Basilique

À la fin de la messe, les prêtres, évêques et le Cardinal-légat se rendent en procession sur le parvis de la Basiique.

Pour voir en direct la retransmission complète de cette cérémonie consulter le site interne: www.kto.com télévision catholique à la rubrique «Coup de coeur». 

 

L'enfant miraculé  Pietro Schiliro


Photo d'Anne Blanchard

Cet enfant italien qui a aujourd'hui 6 ans a été guéri par l'intersession des parents Martin.  Ce miracle a été reconnu par le Pape Benoît XVI en juillet dernier.

 

L'enfant miraculé  Pietro Schiliro


Photo d'Anne Blanchard

Pietro souffrait d'une grande insuffisance respiratoire à sa naissance, en mai 2002. Les prières de ses parents aux parents Martin l'ont sauvé miraculeusement. C'est Pietro et ses parents, Valter et Adèle, qui ont dévoilé le reliquaire des époux Martin durant la cérémonie. Ce fut un moment fort d'émotion et de grande espérance pour bien des pèlerins qui voient en ce couple, ces saints de l'ordinaire,  une invitation à renouer avec les valeurs familiales, comme un idéal d'existence. 

 

Mme Christine Boutin
Ministre du logement et membre du Conseil pontifical

Photo de Jean-Yves Desfoux

Mme Boutin disait: « Les familles ont, avec le couple Martin, un véritable modèle.» Elle mentionnait de plus, que Zélie et Louis Martin sont un «clin d'oeil de l'Église envers notre société qui souligne l'importance du couple, du mariage et de la famille.»

 

Procession sur le parvis de la Basilique


Photo de Jean-Yves Desfoux

À la fin de la messe, les prêtres, évêques et le Cardinal-légat se rendent en procession sur le parvis de la Basiique et on y dépose le Reliquaire pour permettre aux fidèles de s'y recueillir.

 

Homélie de son Éminence

le Cardinal José Saraiva Martins,  
préfet émérite de la Congrégation pour les Causes des Saints, 
représentant du Saint-Père Benoît XVI, 
à l'occasion de

la béatification des Vénérables Serviteurs de Dieu, 
Louis Martin et Zélie Guérin, époux et parents


Texte tiré du Prions en église du 19 octobre 2008
Liturgie du 29e dimanche du temps ordinaire

Chers frères dans l’épiscopat et dans le sacerdoce,
Éminente autorités,
Chers pèlerins, frères et soeurs, en Christ.

 «Dignes du Ciel»

Thérèse écrivait dans l’Histoire d’une âme : «Pardonne-moi Jésus, si je déraisonne en voulant te dire mes désirs, mes espérances qui touchent à l’infini, pardonne-moi et guéris mon âme en lui donnant ce qu’elle espère!...» (Ms B 2v°). Jésus a toujours exaucé les désirs de Thérèse. Il s’est même montré généreux dès avant sa naissance puisque, comme elle l’écrivait à l’abbé Bellière – que beaucoup connaissent désormais par cœur - : « Le bon Dieu m’a donné un père et une mère plus dignes du Ciel que de la terre» (Lt 261).

Je viens de terminer le Rite de Béatification par lequel le Saint-Père a inscrit les deux époux conjointement dans le Livre des Bienheureux. C’est une grande première que cette béatification de Louis Martin et Zélie Guérin, que Thérèse définissait comme  « parent sans égaux, dignes du Ciel, terre sainte, comme toute imprégnée d’un parfum virginal» (cf. Ms A).

Mon cœur rend grâce à Dieu pour ce témoignage exemplaire d’amour conjugal, susceptible de stimuler les foyers chrétiens dans la pratique intégrale des vertus chrétiennes comme il a stimulé le désir de sainteté chez Thérèse. Pendant que je lisais la Lettre Apostolique du Saint-Père, je pensais à mon père et à ma mère et qu’ensemble nous remercions Dieu de nous avoir créés et fait chrétiens à travers l’amour conjugal de nos parents. Recevoir la vie est une chose merveilleuse mais, pour nous, il est plus admirable encore que nos parents nous aient amenés à l’Église qui seul est capable de faire des chrétiens. Personne ne peut se faire chrétien soi-même.

Enfants de la terre de Normandie, un don pour tous

Parmi les vocations auxquelles les hommes sont appelés par la Providence, le mariage est l’une des plus nobles et des plus élevées. Louis et Zélie ont compris qu’ils pouvaient se sanctifier non pas malgré le mariage mais à travers, dans et par le mariage, et que leurs épousailles devaient être considérées comme le point de départ d’une montée à deux. Aujourd’hui, l’Église n’admire pas seulement la sainteté de ces fils de la terre de Normandie, un don pour tous, mais elle se mire dans ce couple de bienheureux qui contribue à rendre la robe de mariée de l’Église, plus belle et splendide. Elle n’admire pas seulement la sainteté de leur vie, elle reconnaît dans ce couple la sainteté éminente de l’institution de l’amour conjugal, telle que l’a conçue le Créateur lui-même.

L’amour conjugal de Louis et Zélie est un pur reflet de l’amour du Christ pour son Église; il est aussi un pur  reflet de l’amour dont l’Église aime son Époux : le Christ. Le Père « nous a choisis avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et irréprochables sous son regard, dans l’amour» (Ep 1, 4).

«Il sont devenus lumière du monde»

Louis et Zélie ont témoigné de la radicalité de l’engagement évangélique de la vocation au mariage jusqu’à l’héroïsme. Ils n’ont pas craint de se faire violence à eux-mêmes pour ravir le Royaume des cieux et ainsi ils sont devenus « la lumière du monde que l’Église aujourd’hui [l’Église] «met sur le lampadaire afin qu’ils brillent pour tous ceux qui sont dans la maison. Ils brillent devant les hommes afin que ceux-ci voient leurs bonnes œuvres et glorifient notre Père qui est dans les cieux. Leur exemple de vie chrétienne est telle une ville située sur une montagne qui ne peut être cachée» (cf. Mt 5, 13-16).  

«Maître donne-nous ton avis»

 Quel est le secret de la réussite de leur vie chrétienne? « On t’a fait savoir, homme, ce qui est bien, ce que Dieu réclame de toi: rien d’autre que pratiquer la justice, aimer la miséricorde, et marcher humblement avec ton Dieu » (Mi 6,8). Louis et Zélie ont marché humblement avec Dieu à la recherche de l’avis du Seigneur. Maître, donne-nous ton avis. Ils cherchaient l’avis du Seigneur. Ils étaient assoiffés de l’avis du Seigneur sans récriminer. Pour être sûrs de marcher dans le véritable avis du Seigneur, ils se sont tournés vers l’Église, experte en humanité, mettant tous les aspects de leur vie en harmonie avec les enseignements de l’Église.

«Dieu premier servi»

Pour les époux Martin, ce qui est à César et ce qui est à Dieu était très clair. « Messire Dieu, premier servi», disait Jeanne d’Arc. Les Martin en ont fait la devise de leur foyer: chez eux Dieu avait toujours la première place dans leur vie. Madame Martin disait souvent: «Dieu est le maître. Il fait ce qu’il veut.» Monsieur Martin lui faisait écho en reprenant : «Dieu, premier servi» Lorsque l’épreuve atteignit leur foyer, leur réaction spontanée fut toujours l’acceptation de cette volonté. Ils ont servi Dieu dans le pauvre, non par simple élan de générosité, ni par justice sociale, mais simplement parce que le pauvre est Jésus. Servir le pauvre, c’est servir Jésus, c’est rendre «à Dieu ce qui est à Dieu : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait» (Mt 25, 34-40).

«Le Ciel n’est pas vide, le «Ciel est peuplé d’âmes»

Dans quelques instants nous proclamerons notre profession de foi que Louis et Zélie ont répété tant de fois à la messe et qu’ils ont enseignée à leurs enfants. Après avoir confessé la sainte Église catholique, le Symbole des Apôtres ajoute la Communion des saints. «Je croyais, disait Thérèse, je sentais qu’il y a un ciel et que le Ciel est peuplé d’âmes qui me chérissent, qui me regardent comme leur enfant…» (Ms B 2v°). Dans ce Ciel peuplé d’âmes, nous pouvons compter désormais les Bienheureux Louis et Zélie, que pour la première fois, nous invoquons publiquement : Louis et Zélie, priez Dieu pour nous. Je vous en prie chérissez-nous, regardez-nous comme vos enfants, chérissez l’Église entière, chérissez surtout nos foyers et leurs enfants.

Louis et Zélie sont un don pour les époux de tous âges par l’estime, le respect et l’harmonie avec lesquels ils se sont aimés pendant 19 ans. Zélie écrivait à Louis : « Je ne puis pas vivre sans toi, mon cher Louis.»  Il lui répondait : «Je suis ton mari et ami qui t’aime pour la vie.» Ils ont vécu les promesses du mariage; la fidélité de l’engagement, l’indissolubilité du lien, la fécondité de l’amour, dans le bonheur comme dans les épreuves, dans la santé comme dans la maladie.

Louis et Zélie sont un don pour les parents. Ministres de l’amour et de la vie, ils ont engendré de nombreux enfants pour le Seigneur. Parmi ces enfants nous admirons particulièrement Thérèse, chef d’œuvre de la grâce de Dieu mais aussi chef d’œuvre de leur amour envers la vie et les enfants.

Louis et Zélie sont un don pour tous ceux qui ont perdu un conjoint. Le veuvage est toujours une condition difficile à accepter. Louis a vécu la perte de sa femme avec foi et générosité, préférant, à ses attraits personnels, le bien de ses enfants.

Louis et Zélie sont un don pour ceux qui affrontent la maladie et la mort. Zélie est morte d’un cancer. Louis a terminé son existence éprouvé par une artériosclérose  cérébrale. Dns notre monde qui cherche à occulter la mort, ils nous enseignent à la regarder en face, en s’abandonnant à Dieu.

«Modèle exemplaire de foyer missionnaire»

Enfin je rends grâce à Dieu, en cette 82e Journée mondiale des missions car Louis et Zélie sont un modèle exemplaire de foyer missionnaire. Voilà la raison pour laquelle le Saint-père a voulu que la béatification se réalise en cette journée si chère à l'Église universelle, comme pour unir les maîtres Louis et Zélie à la disciple Thérèse, leur fille, devenue patronne des missions et docteur de l'Église.

Les témoignages des enfants Martin au sujet de l'esprit missionnaire qui régnait dans leur foyer sont unanimes et frappants: « Mes parents s'intéressaient beaucoup au salut des âmes... Mais l'oeuvre d'apostolat la plus connue chez nous était la Propagation de la foi pour laquelle, chaque année, nos parents faisaient une très belle offrande. C'est encore ce zèle des âmes qui leur faisait tant désirer avoir un fils missionnaire et des filles religieuses» (Positio, Vol. II, p. 972).

Tout récemment, le Cardinal Ivan Dias, Préfet de la Congrégation pour l'Évangélisation des peuples (Propagande Fide) écrivait: «Pour un disciple du Christ, annoncer l'Évangile n'est pas une option mais un commandement du Seigneur... chaque coeur, dans chaque maison , dans chaque culture» (Conférence de Lambeth, 23 juillet 2008).

Puissent, mes frères, vos familles, vos paroisses, vos communautés religieuses, de Normandie, de France ... et du monde entier, être aussi des foyers saints et missionnaires, comme l'a été le foyer des bienheureux époux Louis et Zélie Martin. Amen.

 

Profil biographique des époux Martin
tiré du livret de célébration eucharistique 
pour la béatification des vénérables serviteurs de Dieu

  Zélie Guérin
(1831/1877)


 

Louis Martin
(1823/1894) 

Louis-Joseph-Aloys-Stanislas Martin est né à Bordeaux le 22 août 1823. Il est le troisième enfant de Pierre-François Martin, capitaine de l’armée, et de Marie-Anne Fanny Boureau, grands chrétiens à la foi vive. Sa première formation est liée à la vie militaire de son père. Entre trois ans et demi et sept ans, à Strasbourg, il fait partie des Enfants de Troupe, bénéficiant des avantages et des facilités accordées aux enfants des militaires. En 1831 la famille Martin vient s’établir à Alençon. Louis perfectionne sa formation humaine et chrétienne auprès des Frères des écoles chrétiennes de la ville. Au terme de ses études, malgré l’exemple d’un père qui  avait été un vaillant officier, Louis ne s’oriente pas vers la carrière militaire mais il choisit le métier d’horloger. Homme de foi et de prière, il sent le désir du sacerdoce. Ce désir le mène dans les Alpes suisses chez les Chanoines Réguliers de la Congrégation Hospitalière du Grand St-Bernard pour connaître la vie des religieux. Deux ans après, en 1845, il revient avec l’intention d’entrer dans cet Ordre, mais il n’y est pas admis parce qu’il ne connaît pas le latin. Il essaye de l’apprendre, mais finalement il y renonce. Passionné d’horlogerie, après avoir terminé des études à Rennes et à Strasbourg, il s’établit comme horloger – bijoutier à Alençon.

Habile dans son métier, il a des amis et connaissances avec lesquels il aime pêcher et jouer au billard. Il est apprécié pour ses qualités peu commune et sa distinction naturelle. Louis est le modèle parfait du patriarche tel que le dépeint l’Écriture : juste, droit, aimant Dieu et le servant sans détour.

 

            Zélie Marie Guérin, est né le 23 décembre 1831, à Gandelain, près de St-Denis-sur-Sarthon dans l’Orne. Elle est la fille de Isidore Guérin, militaire, et de son épouse Louise-Jeanne Macé. Cette famille qui a connu les persécutions des jacobins et a gardé pendant les années de la Révolution une profonde foi catholique. Ils auront trois enfants :  Marie-Louise, future sœur visitandine, née en 1829, Zélie, et Isidore, né en 1841. Pour les parents de Zélie la vie a été dure et leur caractère s’en ressent : ils sont rudes, autoritaires et exigeants. Dotée d’une foi solide, la famille vie cependant dans une certaine atmosphère de rigorisme, de contraintes et de scrupules. Intelligente et communicative par nature, la petite Zélie va trouver dans sa sœur aînée une vraie soeur d’âme et presque une seconde mère. Lorsque le père prend sa retraite, en 1844, la famille s’établit à Alençon, rue St-Blaise. Zélie est inscrite chez les Sœurs de l’Adoration Perpétuelle. Passée l’adolescence, vers 18-19 ans, Zélie manifeste le désir d’être religieuse et prend contact avec les Filles de la Charité, de saint Vincent de Paul. Mais après un entretien avec la Supérieur des sœur de l’hôpital d'Alençon, elle demande des lumières pour son avenir et le 8 décembre 1851, après une neuvaine l’Immaculée Conception, elle entend ses mots : Fais du point d’Alençon. Chez les Sœurs de l’Adoration Perpétuelle, Zélie avait appris les premiers rudiments de la fabrication du point d’Alençon, et pour se perfectionner dans ce travail, elle s’inscrit à l’École dentellière de la ville. Soutenue par la foi, Zélie entame, avec l’aide de sa sœur, son entreprise et déjà, dès 1853, elle est connue comme fabricante du point d’Alençon. Zélie est une femme vive, pétillante et spontanée.

             Mais la providence a des projets différents et plus grands pour Louis et Zélie.

            Un jour en se promenant sur le pont Saint Léonard, Zélie rencontre un jeune homme dont la dignité et la discrétion l’impressionnent fortement. Elle perçoit une parole intérieure : «C’est lui que j’ai préparé pour toi». Trois mois après la première rencontre il célèbre leur mariage le 13 juillet 1858  dans l’église Notre Dame.

            La famille Martin est laborieuse, attentive au prochain, généreuse avec les pauvres, fidèle à la vie et à l’enseignement de l’Église. Ils prennent une part active à l’action catholique de leur temps, en vivant comme laïque la spiritualité chrétienne dans l’activité professionnelle et en donnant un sublime exemple d’amour réciproque dans le mariage et dans la famille. Éducateurs chrétiens, les parents Martin sont attentifs à la prière en famille et à la fréquentation quotidienne de l’Eucharistie. La Vierge Marie tient une place et un rôle particulier pour tous les membres de la famille Martin. Ils se distinguent dans le service des pauvres fait avec amour. Ils donnent généreusement aux œuvres missionnaires. Ils  transmettront cet intérêt pour les missions à leurs filles et autour d’eux. Leur union, bénit par  le Seigneur, va donner naissance à neuf enfants dont la dernière est sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, Patronne des Missions et Docteur de l’Église. Ils perdront quatre enfants en bas âges, mais ni les deuils ni les épreuves n’affaibliront leur foi fortement ancrée dans les principes de l’Évangile.

            Après une longue maladie, un cancer du sein, Zélie meurt à Alençon le 28 août 1877. Pour Louis, la mort de son épouse est une épreuve très dure. Désormais il lui faut s’occuper du bonheur de ces cinq filles. Lorsqu’il comprend leur désir de venir s’établir à Lisieux près d’Isidore Guérin, frère de Zélie et de sa famille, Louis Martin n’hésite pas et au mois de novembre 1877, il quitte Alençon en laissant parents, amis et relations.

            À Lisieux, aux Buissonnets, la vie continue dans un climat de sérénité, de discrétion et de joyeuse austérité. Parmi beaucoup de choses qui peuvent être racontées rappelons avec quelle foi, Louis consentira à offrir toutes ses filles au Seigneur. Le 10 janvier 1889, peu après la prise d’habit de Thérèse, le patriarche, comme il est affectueusement appelé par ses intimes voit sa santé déjà chancelante se détériorer jusqu’à rendre nécessaire son hospitalisation au Bon Sauveur de Caen. Cette humiliation devient plus grande lorsque deux hommes de loi lui font signer  le renoncement de l’administration de ses biens. En mai 1892, alors que la paralysie frappe ses jambes Louis rentre à Lisieux. Il sera soigné par Céline, Léonie et la famille Guérin. Communiquer avec les autres est toujours plus difficile et lorsque il peut s’exprimer c’est pour dire : «Au revoir, au ciel» à ses filles carmélites lors de sa dernière visite au parloir.

            Le 29 juillet 1894, après avoir connu l’humiliation de la maladie, une artériosclérose cérébrale, Louis meurt au château de La Musse, propriété de son beau-frère Isodore Guérin, commune de Saint-Sébastien-de-Morsent, près d’Evreux.

 

à venir... 

La description du Reliquaire. Qu'est-ce que nous raconte chaque facette du Reliquaire dans la vie des époux Martin.

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