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Cette
église a été construite en 1936, par l’architecte Adrien Dufresne.
Il
est né en 1904 à Beauport, fut élève au Petit Séminaire puis à l’École des Beaux-Arts de Québec
de 1924 à 1930. C’est lui qui introduit
au Québec le système de Dom Bellot pour les églises à structure de
briques.
Dom Bellot est un moine français de
l’ordre des bénédictins qui avant d’être moine fut un architecte
diplômé de l’École des Beaux-Arts en 1901. Il a créé un nouveau
courant architectural car il croyait à la nécessité d’un renouveau
dans l’art religieux.
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En 1926, Dom Bellot entreprend une correspondance suivie avec
l’architecte québécois Adrien Dufresne suite à sa demande de conseils
sur le système architectural qu’il a développé. Dom Bellot lui envoie
des cartes et des photographies ainsi qu’un album comprenant plans,
coupes, élévations de plusieurs de ses œuvres. Il n’en faut pas plus
pour que ce dernier soit conquit par cette construction et en adopter
d’emblée les idées de base. En
1930, il obtient une bourse de voyage en Europe et rencontre Dom Bellot.
Ces d’ailleurs grâce à cet architecte québécois que Dom Bellot vient
au Canada en 1934 donner une série de conférences sur l’art religieux
moderne.En 1926, Dom Bellot entreprend une correspondance suivie avec
l’architecte québécois Adrien Dufresne suite à sa demande de conseils
sur le système architectural qu’il a développé. Dom Bellot lui envoie
des cartes et des photographies ainsi qu’un album comprenant plans,
coupes, élévations de plusieurs de ses œuvres. Il n’en faut pas plus
pour que ce dernier soit conquit par cette construction et en adopter
d’emblée les idées de base. En
1930, il obtient une bourse de voyage en Europe et rencontre Dom Bellot.
Ces d’ailleurs grâce à cet architecte québécois que Dom Bellot vient
au Canada en 1934 donner une série de conférences sur l’art religieux
moderne.
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L’église de Sainte-Thérèse de
l’Enfant Jésus est un des monuments qui représente le plus le style
Dom Bellot au Québec et marque les débuts d’Adrien Dufresne dans la
conception d’édifices religieux.
Il
est assurément le plus fidèle et le meilleur disciple de Dom Bellot au
Québec.
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Pour
être fidèle à la pensée de Dom Bellot quant aux choix des matériaux
utilisés pour construire un édifice religieux il fallait respecter
certains critères. Le lieu devait être homogène, rationnel, honnête et
s'harmoniser à son environnement physique et social. L’église de Sainte-Thérèse-de-l’Enfant-Jésus
de Beauport devait ,
respectant leur environnement et les contraintes économiques du milieu.
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C'est
pourquoi, l'architecte Dufresne choisi des
matériaux propre
au milieu entre autres de la pierre des
champs légèrement colorée de Beauport,
de l'ardoise et de
la brique. Tous ces éléments renforçant
l'image rurale et rustique
de ce lieu de prière. Cette église est remarquable par sa simplicité.
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La
façade au-dessus du portique est surmontée d'une croix de pierre et de
cinq fenêtres disposées triangulairement.
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La
façade est aussi pourvue d'un portique en relief avec un toit moins en
pente que celui de la nef, (partie de l'église qui
s'étend du choeur jusqu'à la porte principale) crée une
impression d'harmonie selon un procédé cher à Dom Bellot.
La
statue de Sainte-Thérèse de l'Enfant-Jésus couronne l'ouverture
des portes principales de l'église.
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Les
lucarnes triangulaires en relief perçant le toit de l'église jouent un
rôle ingénieux pour neutraliser la poussée des arcs intérieurs sur la
structure latérale de l'église.
Entre
les lucarnes, les murs sont percés d'une série de petites fenêtres
groupées trois par trois et chapeautée d'arcs brisés. |
| Vue intérieure
de la lucarne |
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Sainte-Thérèse
de l'Enfant-Jésus est une petite église au plan simple de forme
rectangulaire, comportant un portique qui abrite d'un côté le
baptistère (aujourd'hui un salon du pardon) et de l'autre l'escalier
conduisant au jubé.
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La
nef d'une
largeur de14,5 mètres
est composée
de 6 travées et coupée dans le sens de la longueur par une série d'arcs
en chaînette aujourd'hui recouverts d'un parement de ciment s'harmonisant
à l'ensemble du décor et cela, suite au tremblement de terre ayant eu lieu le 25
novembre 1988. L'arc en chaînette
qu'on aperçoit à l'avant de l'autel a
conservé son aspect d’origine.
Vues
du ciel, de nombreuses églises ont la forme d'une croix. Le pied de la
croix est symbolisé par la nef, les
bras sont symbolisés par le transept
et la tête par le choeur.
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Cette
église est dépourvue de colonnes, ce qui permet aux 750 fidèles pouvant
y prendre place de se rassembler en un seul groupe et de voir facilement
le prêtre à l'autel. Les bras du transept (partie
de l'église séparant le choeur de la nef formant les bras de la croix)
ont peu
de relief. La
sacristie se situe à gauche du choeur (tête
de la croix)
et elle se transformait au besoin en
chapelle d'hiver.
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La théorie de l'architecture
de ce moine bénédictin repose sur le principe de la priorité de la
ligne et de la forme, sur la lumière et la couleur et l'importance
essentielle de cette lumière et de cette couleur comme éléments esthétiques.
C'est pourquoi la décoration intérieure de l'église se traduit par
l'agencement des briques de couleur et la luminosité qu'offre les
lucarnes et les arcs.
À l'intérieur, l'ornement n'est
pas obligatoire pour que les formes agissent sur le fidèle. L'espace est
conçu pour élever l'âme. L'architecte n'a pas eu recours à la
sculpture ornementale, ni au vitrail, le décor intérieur, tant pour les
murs que pour les arcs, n'est assuré que par un jeu délicat
de motifs de briques de quatre couleurs: le chamois, le gris, le rouge et
le noir.
Les arcs commencent au sol
pour effectuer leur douce courbe sans brisure. Ces arcs non brisés
proviennent de la logique des arcs doubleaux romans marquants les différentes
phases du parcours du fidèle. Ce type d'arc a été utilisé dans
l'architecture romane pour construire des voûtes comme celle créée dans
la nef et rappelant au pratiquant la métaphore de la voûte céleste décrit
dans les écritures. Cependant elle n'est pas ornée de représentations
iconographiques divines comme dans d'autres édifices religieux.
Les arcs brisés
utilisés pour construire les lucarnes proviennent de la logique du système
gothique visant à augmenter la hauteur de l'édifice sans toutefois
toucher aux dimensions latérales et permettant ainsi, à la lumière
de pénétrer dans l'église pour créer un effet d'homogénéité de
l'ensemble. L'ornement de l'église se manifeste tout simplement par les
arcs et les motifs formés par la disposition des pierres laissant complètement
la place à une structure dont les formes amènent, par induction, le fidèle
au spirituel.
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